Moissac doit, entre autres, sa notoriété à l’abbaye bénédictine Saint-Pierre de Moissac dont le cloître et le tympan sont reconnus au patrimoine mondial de l’Humanité.
Fondée selon la légende par Clovis, l’abbaye remonte en fait au VIIème siècle sous saint Didier, évêque de Cahors.
Son affiliation en 1047 à l’abbaye de Cluny en Bourgogne marque un âge d’or, aux XIème et XIIème siècles.
Elle renforce le rôle de Moissac comme étape majeure du pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle.
De cette époque datent le cloître et le portail sculptés, merveilles de l’art roman.
Au XIIIème siècle, l’abbaye est dirigée par de grands abbés bâtisseurs. Ils remanient le cloître, allégé de claires-voies gothiques et l’ensemble conventuel.
L’abbaye, vendue comme bien national à la Révolution se détériore. Le passage de la voie ferrée en 1846 l’ampute du réfectoire et des cuisines mais respecte l’intégrité du cloître. Il est alors inscrit parmi les Monuments Historiques.
Ce tympan caractéristique de l'art roman quercinois fit l'admiration de Malraux. Le Christ en majesté est entouré des symboles des quatre évangélistes : l'aigle représente saint Jean, l'ange figure saint Matthieu, le lion, saint Marc, le taureau, saint Luc. Autour et en dessous de ce Christ en gloire, les vingt quatre vieillards de l'Apocalypse le regardent: les uns tiennent une coupe d'or, d'autres un instrument de musique.
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A gauche de l'entrée, on reconnaît en lisant la frise de droite à gauche : |
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Lazare léché par des chiens au seuil du mauvais riche pendant que ce dernier fait bombance, |
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Lazare accueilli dans le sein d'Abraham et St Jean ayant la révélation de l'Apocalypse |
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A droite du portail, toujours en lisant la frise de droite à gauche, on voit : |
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la Présentation au temple, la Fuite en Egypte et une scène qui pourrait représenter la chute des idoles à |
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l'arrivée de la Vierge et du Christ. |